La prostitution est un métier qui marche très bien en Suisse. Jouissant du statut d’indépendante, les prostituées en Suisse sont pour la plupart à l’abri du phénomène des maquereaux, comme on en trouve en France ou ailleurs.

Prostitution en Suisse Les tarifs de la prostitution ont néanmoins subi de fortes pressions depuis plusieurs années suite à l’ouverture des frontières, en particulier avec l’arrivée des femmes de l’Europe de l’est; puis, avec les bilatérales, le nombre de filles en Suisse a véritablement explosé. Il en résulte qu’au quartier

de Bahnhof à Zurich, à la route de Genève sur Lausanne ou aux Paquis à Genève, les filles fraîchement arrivées proposent des passes à 20 euros. Ces filles ne font pas la joie des autres travailleuses d’une certaine ancienneté qui veulent garder des prix autour de € 50-100. A Genève, il y avait environ 800 prostituées avant juin 2004 ; en début 2007 on en enregistre près de 1400, (ceci ne compte pas toutes les personnes qui travaillent dans le rose … au noir).

D’ailleurs, il y a une quantité grandissante de salons de massages et de petits bars à vins qui poussent commes des champignons erogènes.

Pourtant le marché le plus juteux, celui des call-girls de luxe n’a pas connu de “baise de prix” — c’est plutôt le contraire. Les filles élégantes travaillant pour des ‘agences’ spécialisées dans le métier d’entremetteur luxurieux, se tarifent souvent à € 2000 le jour.

Aspasie — une association Genevois de défense des prostituées — estime que plus de 14 000 femmes travaillent sur le marché du sexe en Suisse.